Opera célèbre ses 15 ans

Happy 15 years, Opera!

Eh oui, comme le temps passe…

Et pour­tant on dirait que ce n’était que hier: nous nous appe­lions des cyber­nautes ou des cyber­sur­feurs, ou encore des cybe­riens pour qui avait un cer­tain sens de  l’humour; nous sur­fions le W3 ou le cybere­space à la recherche de nou­veautés sur la cen­taine de sites exis­tant alors; nous util­i­sions presque tous NCSA Mosaic… Netscape Nav­i­ga­tor était encore un nom peu ou prou connu.

Et quelque part dans le Grand Nord européen, à Oslo, Geir Ivarsøy et Jon von Tet­zch­ner com­mencèrent à coder leur pro­pre petit nav­i­ga­teur, rapide, sou­ple, puis­sant. Cela allait devenir Opera, un nav­i­ga­teur qui n’a cessé d’innover depuis, même s’il reste encore mal­heureuse­ment trop peu connu.

L’occasion, peut-être, de le tester pen­dant deux semaines? Allez, je vous lance le défi: peut-être en sortirez-vous con­va­in­cus des capac­ités tech­nologiques et d’innovation issues de notre bonne, vieile Europe…

by-nc

10 pints of Guinness

A Texan walks into a pub in Ire­land and clears his voice to the crowd of drinkers. He says: “I hear you Irish are a bunch of hard drinkers. I’ll give $500 Amer­i­can dol­lars to any­body in here who can drink 10 pints of Guin­ness back-to-back.”

The room is quiet, and no one takes up the Texan’s offer. One man even leaves.

Thirty min­utes later, the same gen­tle­man who left shows back up and taps the Texan on the shoul­der: “Is your bet still good?” asks the Irishman.

The Texan answers yes, and asks the bar­tender to line up 10 pints of Guin­ness. Imme­di­ately, the Irish­man tears into all 10 of the pint glasses, drink­ing them all back-to-back.

The other pub patrons cheer as the Texan sits in amaze­ment. The Texan gives the Irish­man the $500 and says: “If ya don’t mind me askin’, where did you go for that 30 min­utes you were gone?”

The Irish­man replies: “Oh… I had to go to the pub down the street to see if I could do it first.”

by-nc

Io vulesse truva’ pace

Dédié à qui le sait
(Tra­duc­tions ital­i­enne et française en fin de billet)

Io vulesse truva’ pace;
ma na pace senza morte.
Una,‘mmiez’a tanta porte,
s’arapesse pe’ campa’!

S’arapesse na matina,
na matin”e prim­mav­era,
arrivasse fin”a sera
senza di’ : “nzer­rate lla!”

Senza sen­tere cchiu’ ‘a ggente
ca te dice: “io faccio…io dico”,
senza sen­tere l’amico
ca te vene a cunziglia’.

Senza sen­tere ‘a famiglia
ca te dice: “Ma ch’he fatto?“
senza scen­nere cchiu’ a patto
cu”a cuscienza e ‘a dignita’.

Senza leg­gere ‘o giur­nale
’a nutizia ‘mprus­si­u­nante,
ch’e’ nu guaio pe’ tutte quante
e nun tiene che ce fa.

Senza sen­tere ‘o dut­tore
ca te spiega ‘a mala­tia
’a ricetta in far­ma­cia
l’onorario ch’he ‘a pava’.

Senza sen­tere stu core
ca te parla ‘e Cuncettina
Rita, Brigida, Nan­nina…
chesta si’… chell’ata no.

Pec­che’ insomma si vuo’ pace
e nun sen­tere cchiu’ niente
’e ‘a spera’ ca sula­mente
ven’ ‘a morte a te piglia’?

Io vulesse truva’ pace
ma ‘na pace senza morte.
Una,‘mmiez’ a tanta porte
s’arapesse pe’ campa’.

S’arapesse ‘na matina
’na matina ‘e prim­mav­era
e arrivasse fin’a sera
senza di’ “nzer­rate la’!”

Eduardo de Fil­ippo
(Extrait de: “Le poe­sie di Eduardo”, Ein­audi Ed., 1975)

Read more »

by-nc

Noir, c’est noir…

Almaren vire au noir.

En effet, j’ai rejoint le mou­ve­ment The New Zealand Inter­net Black­out protes­tant con­tre la loi “Guilt Upon Accu­sa­tion” (Sec­tion 92A) qui per­me­t­trait une ces­sa­tion des ser­vices de con­nec­tion de la part des ISP sur une sim­ple accu­sa­tion de non-respect du droit d’auteur, sans procès et sans néces­sité de présen­ter une preuve pour con­firmer l’accusation. Cette loi devrait entrer en vigueur le 28 février en Nouvelle-Zélande, si aucune action con­crète n’est prise con­tre cela.

Je suis, en tant que pro­duc­teur de con­tenu, en faveur des droits d’auteur, mais appliqués de manière raisonnable. Ce n’est pas le cas des lois “Guilt Upon Accusation”.

La Nouvelle-Zélande peut paraître éloignée, mais si une loi telle­ment extrême et préju­di­cia­ble prend pied là-bas, ce sera la porte ouverte à l’introduction de régle­men­ta­tions aussi absur­des et extrêmes un peu partout, y com­pris à nos latitudes.

Mise à jour (23 février 2009): Le mou­ve­ment sem­ble avoir eu un cer­tain effet. L’entrée en vigueur de l’article Sec­tion 92A en Nouvelle-Zélande a en effet été sus­pendue jusqu’au 27 mars por­chain. En espérant que ce ne soit pas unique­ment une par­tie remise…

by-nc

Cette manière d’envisager la vie

N’y a-t-il pas une véri­ta­ble grandeur dans cette manière d’envisager la vie, avec ses puis­sances diverses attribuées prim­i­tive­ment à un petit nom­bre de formes, ou même à une seule? Or, tan­dis que notre planète, obéis­sant à la loi fixe de la grav­i­ta­tion, con­tinue à tourner dans son orbite, une quan­tité infinie de belles et admirables formes, sor­ties d’un com­mence­ment si sim­ple, n’ont pas cessé de se dévelop­per et se dévelop­pent encore!
Charles Robert Dar­win FRS (12 février 1809 — 19 avril 1882)

Google Logo on Thursday, February the 12th, 2009, celebrating Charles Darwin's 200th birthdayAinsi, il y a bien­tôt 150 ans, Charles Dar­win concluait-il sont livre “On the Ori­gin of Species”. Aujourd’hui, on célèbre un peu partout dans le monde (et en par­ti­c­ulier au Royaume-Uni) le 200ème de la nais­sance de cet illus­tre savant, qui avec une dis­cré­tion et un calme tout à fait bri­tan­niques révo­lu­tionna à tout jamais notre vue du monde et de nos origines.

Parmi toutes ces fes­tiv­ités, mon­naies com­mé­mora­tives de £ 2, émis­sions de timbres-poste, etc., je trouve bon de rap­peler ici qu’outre être un nat­u­ral­iste et un obser­va­teur hors pair, Dar­win a aussi été un divul­ga­teur sci­en­tifique excep­tion­nel. Son livre, tout comme pra­tique­ment l’entier de ses écrits sci­en­tifiques et autres, reste encore par­faite­ment lis­i­ble de nos jours.

Ars take on Darwin's 200th birthdayMieux, “L’Origine des espèces” est non seule­ment lis­i­ble et com­préhen­si­ble 150 ans après sa pre­mière pub­li­ca­tion (même en langue orig­i­nale), ce livre qui a changé le monde est acces­si­ble égale­ment aux non-spécialistes! Une telle com­bi­nai­son est rare, voire unique dans les livres les plus impor­tants de l’histoire des sci­ences. Je ne pour­rais me tar­guer, par exem­ple, d’avoir été capa­ble de seule­ment lire les “Prin­cipia Math­e­mat­ica” d’Isaac New­ton; quant à la “Théorie de la rel­a­tiv­ité” d’Albert Ein­stein, si je l’ai lue, je ne puis et de loin affirmer l’avoir com­prise: pour ce faire, j’ai dû m’adresser à d’autres livres de divul­ga­tion sur le sujet.

Dar­win à l’école? “La Lib­erté” de Fri­bourg posait la ques­tion ces derniers jours, dans un beau dossier dédié à Dar­win. Et pourquoi pas? Mais pourquoi le lim­iter à l’école, d’ailleurs? Allez-y vous-mêmes, essayez, passez à la bib­lio­thèque ou chez un bouquin­iste et plongez dans “L’Origine des espèces”: c’est le moment ou jamais de le relire!

La con­clu­sion du dernier chapitre, en par­ti­c­ulier, est célèbre et sou­vent citée. Vous en avez d’ailleurs lu un extrait au début de cet arti­cle; extrait tiré de la 1ère édition, avant que sous la pres­sion due aux con­tro­ver­ses sus­citées par son livre, Dar­win n’ajoute dans la 6ème et dernière édition, les mots “par le Créa­teur”… Mais c’est là un domaine dans lequel je me garderai bien d’entrer, car nous sor­tons de la sci­ence pour ren­trer dans les opin­ions per­son­nelles. Toute­fois, l’entier de cette con­clu­sion est d’une élégance, d’une con­ci­sion et d’une beauté à couper le souf­fle, et je rap­pelle qu’on parle d’un texte sci­en­tifique fon­da­men­tal! Je ne puis donc résis­ter à vous laisser avec la ver­sion orig­i­nale, tout en vous souhai­tant un excel­lent Dar­win Day.

Portrait de Charles Darwin (1880)It is inter­est­ing to con­tem­plate an entan­gled bank, clothed with many plants of many kinds, with birds singing on the bushes, with var­i­ous insects flit­ting about, and with worms crawl­ing through the damp earth, and to reflect that these elab­o­rately con­structed forms, so dif­fer­ent from each other, and depen­dent on each other in so com­plex a man­ner, have all been pro­duced by laws act­ing around us. These laws, taken in the largest sense, being Growth with Repro­duc­tion; Inher­i­tance which is almost implied by repro­duc­tion; Vari­abil­ity from the indi­rect and direct action of the exter­nal con­di­tions of life, and from use and dis­use; a Ratio of Increase so high as to lead to a Strug­gle for Life, and as a con­se­quence to Nat­ural Selec­tion, entail­ing Diver­gence of Char­ac­ter and the Extinc­tion of less-improved forms. Thus, from the war of nature, from famine and death, the most exalted object which we are capa­ble of con­ceiv­ing, namely, the pro­duc­tion of the higher ani­mals, directly fol­lows. There is grandeur in this view of life, with its sev­eral pow­ers, hav­ing been orig­i­nally breathed into a few forms or into one; and that, whilst this planet has gone cycling on accord­ing to the fixed law of grav­ity, from so sim­ple a begin­ning end­less forms most beau­ti­ful and most won­der­ful have been, and are being, evolved.
– Charles Robert Dar­win FRS (12 février 1809 — 19 avril 1882) (source)

Et un joyeux 200ème anniver­saire à vous, M. Charles Dar­win! Je me réjouis déjà de vous retrou­ver ce print­emps chez vous, puis à l’occasion de la splen­dide expo­si­tion qui vous est con­sacrée ou encore lors de l’un des nom­breux évène­ments mar­quant votre anniver­saire. Sans par­ler de l’ouverture du cen­tre qui vous est dédié à Lon­dres en sep­tem­bre, et que je ne rat­erai pas non plus!

by-nc